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06 Juin
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24 avril 2017, Subvention exceptionnelle pour la commune de MENIL AUX BOIS

La commune a obtenu du Ministère de l’Intérieur  une subvention exceptionnelle de 3 700 € au titre de la réserve parlementaire dont dispose Bertrand PANCHER pour l’année 2017.

Cette subvention permettra à la commune de réaliser les travaux d’extension  du réseau d’éclairage public rue de Courcelles.

Lire le courrier du Ministère de l’Intérieur.

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06 Juin
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1er juin 2017, Subvention exceptionnelle pour la commune de WOIMBEY

La commune a obtenu du Ministère de l’Intérieur une subvention exceptionnelle de 8 000 € au titre de la réserve parlementaire dont dispose Bertrand PANCHER pour l’année 2017.

Cette subvention permettra à la commune de réaliser la réfection du chemin des Vignerons, qui donne accès à la ferme école.

Lire le courrier du Ministère de l’Intérieur

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06 Juin
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Le billet de la semaine du 5 juin 2017

Une coalition pour la France

Le 1er tour des élections législatives qui se déroulera ce Dimanche va permettre de donner à notre pays une majorité parlementaire qui aura en charge de voter les lois, le budget de notre pays et de contrôler l’action du gouvernement.

Après l’élection d’Emanuel Macron à la Présidence de la République, sur un fond de rupture, avec un résultat au 1er tour qui aura illustré les profondes divisions de nos concitoyens, il faut souhaiter une majorité cohérente à l’Assemblée Nationale pour accompagner les réformes indispensables au retour de la confiance.

Malgré un programme politique qui ressemble dans beaucoup de domaines à celui pour lequel je me suis toujours battu (baisse des charges, économies budgétaires, souplesse du contrat de travail, simplification des normes, renforcement de l’union européenne…) un certain nombre de points précis nécessiteront d’être corrigés, voire abandonnés dans l’intérêt général (hausse de la CSG, suppression de la taxe d’habitation…). Sur d’autres sujets, il conviendra d’aller beaucoup plus loin (décentralisation, responsabilisation des acteurs, baisse des dépenses publiques, pacte pour la ruralité…). Je pense enfin qu’il faudra inlassablement insister sur les enjeux du pacte Républicain, un épanouissement de tous par la responsabilité et l’autonomie dans une société solidaire.

Ne nous y trompons pas non plus, le centralisme et le parisianisme continueront à infuser nos institutions, incapables de faire confiance aux acteurs de terrain ; nous avons donc besoin d’une majorité qui soit tout sauf godillot.

Ce ne serait ni rendre service à notre pays que d’élire une majorité au garde à vous, ni d’envoyer des parlementaires nostalgiques d’une cohabitation, c’est à dire rêvant d’une opposition au Président de la République. Le meilleur service à rendre à notre pays serait de désigner des parlementaires s’engageant à travailler en toute loyauté avec le nouveau chef de l’exécutif, incarnant une vision pour notre pays dont nos concitoyens ont plus que jamais besoin, mais souhaitant rester libres.

Avec un certain nombre d’amis du centre et de la droite proches de moi, je souhaite, sur la base de nos valeurs, une coalition pour faire réussir la France, loyale mais indépendante.

Bertrand Pancher

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29 Mai
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Le billet de la semaine du 29 mai 2017

Chiche

La rencontre des Chefs d’Etats et de Gouvernement des 7 plus grandes puissances économiques du monde à Taormina en Sicile vient de s’achever sur un terne bilan alors que c’était la première fois que le nouvel hôte de la Maison Blanche assistait à un sommet international de cette importance.

Exception faite de la poursuite des sanctions économiques contre la Russie dans le cadre de son non-respect des règles de souveraineté internationale ou bien d’une mise en garde des géants de l’internet sommés de mettre en place des règles pour ne pas propager le terrorisme (sans sanctions…), rien de concret n’est sorti de cette rencontre alors que l’on attendait une clarification des positions de Trump sur le climat et des avancées sur les questions migratoires. L’Italie qui est confrontée à une hausse des migrations de plus de 40 % depuis le début de cette année par rapport à l’année dernière et qui comptait beaucoup, comme toutes les ONG, sur cette rencontre pour adopter une stratégie commune n’a pas vu ses efforts récompensés.

La poursuite de la libéralisation des échanges commerciaux, clef de voute d’une paix durable entre les peuples n’a pas fait l’objet non plus d’un consensus clair entre les participants.

On pourra se féliciter d’avoir évité le pire, c’est à dire des éclats, dont nous a accoutumé le Président des Etats-Unis, il n’en demeure pas moins vrai qu’il faut maintenant s’habituer à l’inconstance et à l’absence de volonté de coopération de Donald Trump, lui-même empêtré dans des affaires internes dont personne ne connaît l’issue.

Dans ce contexte le renforcement politique de l’Union Européenne, première puissance mondiale au plan économique, est plus que jamais nécessaire. Il est urgent et indispensable de définir nos propres priorités, les faire savoir, et engager une action diplomatique commune.

Après ce G7 raté, un sommet Européen listant nos engagements communs ces prochaines années et un budget à la hauteur des enjeux est indispensable.

Puisque Donald Trump a réitéré son exigence d’un budget de la défense des pays membres de l’alliance atlantique de plus de 2 %, qu’on lui réponde oui immédiatement en portant cet effort au niveau Européen et en se dotant d’une défense et d’une diplomatie commune.

Bertrand Pancher

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22 Mai
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Le billet de la semaine du 22 mai 2017

Un gouvernement à la recherche d’un équilibre

La nomination d’Edouard Philippe, ancien membre de l’équipe d’Alain Juppé au poste de Premier Ministre, puis la constitution d’un gouvernement ouvert, mais par définition provisoire, avant l’installation du futur parlement, semble plaire aux Français si l’on en juge les premiers sondages.

L’arrivée de personnalités très marquées « décroissance » comme Nicolas Hulot hissé au rang de Ministre d’Etat, côtoyant deux autres élus, de droite et très libéraux, à des postes clefs, comme Bruno Lemaire à l’économie ou Gérald Darmanin au budget, a fait réagir la presse qui a exprimé un certain doute. Un éditorialiste se demandant si le frigo allait éteindre le four ou si le four allait faire chauffer le frigo… Lorsqu’il y aura des arbitrages stratégiques et budgétaires, il faudra souhaiter beaucoup de doigté au Chef de l’Etat, voire de la magie…

Que le Président de la République dispose d’une majorité absolue ou non demain au Parlement, il faudra bien trouver un équilibre entre des logiques économiques, sociales ou environnementales qui ne manqueront pas de s’opposer.

La seule alternative sera celle de viser à un développement enfin équilibré et humain, c’est à dire afficher un projet de société cohérent et rassemblant le plus grand nombre : c’était la vision de la formation politique que Jean-Louis Borloo avait mise sur pied il y a 5 ans, l’UDI.

Ce projet de société n’a pas été posé comme tel lors des élections Présidentielles qui ont fait l’objet de surenchères sectorielles. La dérégulation de l’économie et la recherche de la croissance pour la croissance a pris le pas sur trop d’autres facteurs humains, indispensables à l’épanouissement de tous et de toutes.

Il faut parier sur la réussite de la France et de celui de notre Président, mais ne pas sous-estimer les défis. C’est en cherchant des consensus que nous y parviendront, sans gommer nos différences et nos sensibilités. Notre société a besoin de sens.

Puisque le Président veut gouverner au centre, nous l’aideront à clarifier sa démarche

Bertrand Pancher

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09 Mai
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Le billet de la semaine du 9 mai 2017

Travaillons loyalement et respectons nos identités

La démocratie a parlé. Emmanuel Macron est maintenant notre Président, l’extrême droite a subit un solide revers, et je voulais formuler le vœu qu’il réussisse l’immense tâche de redressement de notre pays.

Ce résultat reste cependant le fruit d’une série de circonstances uniques sous la 5ème République : un Président sortant rejeté avec une impopularité sans précédents, entraînant avec lui le suicide de sa majorité, l’obligatoire vainqueur François Fillon, englué dans des affaires qui l’ont décrédibilisé, des primaires qui ont gauchisé et droitisé à l’extrême les programmes de candidats immédiatement rejetés par l’opinion publique…

Cette élection a aussi et surtout démontré combien les fractures étaient profondes et les attentes nombreuses : résultats électoraux médiocres des 2 finalistes au 1er tour, abstention et votes blancs records, la moitié des suffrages exprimés au 1er tour en direction de candidats aux programmes extrémistes, et ce Dimanche le visage d’une France éclatée entre le vote des villes et celui de la campagne.

Quels qu’aient été nos choix il n’y a maintenant pas d’autres alternatives que celle d’œuvrer tous et toutes ensemble pour aider notre Président et aider la France à réussir. Par-delà nos différences, qu’il n’est pas question de gommer, il est indispensable de relever tous et toutes les manches et de sortir de nos petits calculs et stratégies personnelles. Les Françaises et les Français ne comprendraient pas que l’on cherche encore à se diviser et à les entraîner vers un chaos, que l’on sent, années après années, de plus en plus proche. Ils attendent que l’on travaille tous et toutes ensemble.

Nous devons être prêts à travailler loyalement avec le Président en espérant qu’il aura l’intelligence d’accepter nos offres et respectera nos identités. Le monde auquel j’aspire, celui de ma formation politique, est un monde avec des règles humaines.

Bertrand Pancher

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02 Mai
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Le billet de la semaine du 2 mai 2017

Pourquoi je voterai sans hésitation Emmanuel Macron

Le projet politique d’Emmanuel Macron est le plus proche de celui auquel je crois et dont a besoin la France. Au plan économique, car sans croissance nous ne pourrons rien faire, il y parviendra par la baisse des charges pour les entreprises, la diminution maîtrisée des dépenses publiques sans casses sociales, la libéralisation du travail pour encourager les énergies… Au niveau social, les moyens sont identifiés pour augmenter les petites retraites, rendre le système plus juste, développer les soins et responsabiliser les bénéficiaires de minima sociaux… Au niveau environnemental, la préservation de la planète sera sa priorité sans s’engager dans une décroissance qui n’a pas de sens. Il saura enfin maintenir l’ordre et la sécurité sans renier aux principes fondamentaux des droits de l’homme.

Celui de la candidate de l’extrême droite est très dangereux, c’est la raison pour laquelle je veux mettre en garde ceux qui sont tentés de voter pour elle : 100 milliards de dépenses, des recettes aléatoires, des économies fantômes et des déficits qui vont exploser. Qui pense que l’on doit renouer avec une dette qui est déjà montreuse ? Une menace de fermeture de nos frontières et de taxation de nos importations alors que nos entreprises achètent à l’étranger ce qu’elles ont besoin pour produire et exportent autant qu’elles importent. Ce serait une nouvelle faute grave pour une économie qui a du mal à se remettre des fautes historiques de la gauche. Deux monnaies et des nationalisations à tour de bras. Nous n’avons pas besoin du retour du communisme en France ni d’une Europe se désagrégeant. Attention aux marchands d’illusions et aux prophètes de la peur.

Je n’ai pas changé de discours et d’analyses. J’ai soutenu Alain Juppé avec force. J’ai défendu le programme de François Fillon que j’ai, avec mes amis centristes, contribué à rééquilibrer. Je pense qu’aujourd’hui nous avons le choix entre un programme qui soutient le développement économique, social et environnemental en s’appuyant sur une Europe qu’il faut reconstruire, et un autre qui nous conduira à l’aventure voire au suicide. Notre pays a tout pour réussir à condition qu’il ne change pas de directions à tout moment. Sinon nous n’aurons qu’à nous en prendre à nous.

Je voterai sans ambigüité Emmanuel Macron.

Bertrand Pancher

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24 Avr
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Le billet de la semaine du 24 avril 2017

La soif de renouveau

Le résultat du 1er tour des élections présidentielles ce Dimanche soir, s’il n’a pas démenti les sondages, est un séisme. Jamais depuis 1958, l’institution de la 5ème République, une volonté de changement n’aura été aussi marquée et rien n’y aura résisté à la volonté (ou à la résignation…) des Français de tout vouloir balayer.

Lors des primaires de la Droite puis de la Gauche, présentées comme un renouveau démocratique, les candidats les plus représentatifs ont tous été éliminés au profit de challengers que personne n’avait vu venir (Hamon plutôt que Valls, Fillon plutôt que Juppé). Alors que ces personnalités nouvellement désignées étaient placées sur la trajectoire de la fonction suprême, ce sont deux autres candidats auquel personne ne croyait il y a moins d’un an, qui ont créé la surprise : Macron et Mélenchon. Heureusement pour notre avenir économique c’est Emmanuel Macron qui est arrivé en tête. Tout aurait pu arriver au jeu de la roulette Russe.

Cette soif de changement et de renouveau est un constat qui nous invite tous et toutes à changer profondément nos méthodes de décisions et nos approches vis-à-vis de nos concitoyens qui veulent de la proximité et de l’authenticité. Le candidat de la Droite François Fillon qui devait en toute logique remporter ces élections a conservé un socle électoral stable (près de 20% alors que le PS a quasiment disparu…) mais a été battu car son image ne correspondait pas aux efforts qu’il voulait faire supporter à notre pays. Trop austère, il n’a fait rêver personne or nous avons tous besoin d’une part de rêves…

La victoire de Macron n’est pas encore assurée et il convient de se mobiliser en sa faveur. Dès son élection il faudra mettre tout en œuvre pour, à ses côtés faire, réussir notre pays.

Les Français ont une soif de renouveau, il faudra sortir de nos clivages politiques et tout en gardant nos personnalités, travailler tous ensemble.

Bertrand Pancher

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18 Avr
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Le billet de la semaine du 18 avril 2017

Se mobiliser pour éviter le désastre

Ce Dimanche, les Françaises et les Français auront fait leur choix et désigné les deux candidats en capacité de diriger notre pays.

Jamais les incertitudes n’auront été aussi importantes et le risque de voir les tenants des deux extrêmes, Le Pen et Mélenchon, figurer parmi les deux premiers, si élevé. Alors que l’Euro est la 2ème monnaie internationale derrière le dollar et que notre continent se trouve face à des défis jamais imaginés, la désignation de ces deux leaders provoquerait un choc national mais aussi international dont nous ne serions pas prêts de nous relever.

Certes François Fillon a fait des erreurs mais une forme de matraquage médiatique ne l’a pas non plus épargné. Son programme de redressement national est le plus convainquant et si nous ne réussissons pas à faire ce que nos voisins, notamment Allemands ont entrepris, nous nous enfoncerons progressivement vers le déclassement et la désespérance. Manuel Macron quant à lui soutient un projet plus « aseptisé » et moins courageux mais reste dans les standards de l’économie de marché. Il défend lui aussi une Europe mieux organisée.

Dimanche il ne faudra pas se tromper de choix ni disperser nos votes, quelques dizaines de milliers de voix pourraient séparer les principaux prétendants.

Il est temps de se mobiliser pour éviter le désastre et construire l’avenir.

Bertrand Pancher

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11 Avr
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“ Le principe de précaution doit être compatible avec un principe d’innovation ” par Actu-environnement le 11/04/2017

En amont du premier tour de l’élection présidentielle, le député UDI Bertrand Pancher précise pour Actu-Environnement les propositions de François Fillon, candidat Les Républicains, en matière de mix énergétique, d’agriculture ou encore de santé environnementale.

Actu-environnement : Comment vous inscrivez-vous par rapport à la transition énergétique lancée par le précédent quinquennat ?

Bertrand Pancher : Il ne s’agit pas de remettre en cause le cadre de l’Accord de Paris, mais ce n’est pas tout d’avoir des objectifs, il faut d’abord les réaliser. L’engagement doit être très fort sur le plan national et sur le plan européen. Les grands objectifs de l’Accord de Paris, on les a en tête dans le cadre d’une traçabilité sur le plan national et dans le cadre d’un activisme sur le plan européen. Au plan national, on ne remet pas en cause la baisse des gaz à effet de serre, la montée des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. La seule chose que nous contestons, ce sont les objectifs à la fois trop précis et pas crédibles sur le nucléaire. Nous sommes favorables à la généralisation d’énergies décarbonées dans le cadre d’un prix de l’énergie qui doit être le plus faible possible. C’est la raison pour laquelle nous remettons en cause certaines dispositions de la loi de transition énergétique.

Par quels moyens réaliser la transition énergétique ? Outre le fait de mettre d’accord l’ensemble des acteurs, nous revendiquons le verdissement de la fiscalité. Une simplification et une décentralisation des procédures s’impose de sorte qu’on puisse atteindre la rénovation de 500.000 logements par an et dégager des moyens pour renouveler les infrastructures de transports.

Le mix énergétique que nous défendons est composé d’énergies traditionnelles décarbonées – c’est-à-dire de nucléaire -, et d’une forte montée des énergies renouvelables dans le cadre d’un modèle industriel qui tienne, en évitant cependant de fragiliser EDF. Il faut aussi tenter de donner plus de place à la chaleur renouvelable. Et soutenir le stockage et la digitalisation de l’énergie dans le cadre des smart grids.

Le grand carénage revient à environ 100 milliards d’euros, soit 60€ du kilowattheure, alors qu’on est actuellement à 50€ le kw/h. Les EPR reviennent à 100€ le kw/h, mais avec un modèle industriel qui va permettre de tourner autour de 60 à 70€ du kw/h. Soit des coûts de l’électricité qui resteront inférieurs aux coûts de nos concurrents. Au plan national, le modèle énergétique va profondément évoluer vers les énergies renouvelables avec une diminution régulière de la part du nucléaire grâce au stockage des énergies renouvelables, assortie d’une hausse du prix de l’électricité qui est certaine. Dans le cadre européen, on a besoin d’un prix de l’électricité qui soutienne des modèles industriels.

AE : La santé est une préoccupation majeure des Français. Que prévoyez-vous en matière de santé environnementale ?

BP : D’abord je tiens à souligner que nous avons procédé à une grosse correction dans le programme initial de François Fillon. Il a pris conscience, et les parlementaires UDI l’y ont encouragé, du fait que cela n’avait pas de sens de supprimer le principe de précaution qui est inscrit dans le droit international et dans les réglementations européennes. Mais il faut rendre ce principe compatible avec un principe d’innovation en faveur d’une politique de recherche. On a besoin de donner davantage de moyens à la recherche et aux agences d’expertise. Les controverses ces dernières années sont liées à des conflits d’expertise. Nous prônons une grande agence d’expertise au niveau européen dans l’idée de renforcer les moyens en regard de sujets souvent très complexes, notamment en matière d’OGM. Il faut appuyer la vulgarisation de la culture scientifique que les régions peinent à mettre en place. Entre expertise et contre-expertise, la prise de décision doit être liée à la transparence et l’ouverture au public encouragée. Il faut aussi que les lanceurs d’alerte puissent être protégés par un statut spécifique. Quant à la responsabilité environnementale, nos entreprises sont parmi les plus vertueuses du monde !

AE : Comment envisagez-vous l’évolution du modèle agricole français ?

BP : L’agriculture biologique se développe d’elle-même, il y a une vraie prise de conscience du monde agricole en faveur de pratiques environnementales de plus en plus saines. Il y a aussi une volonté de réduire l’empreinte environnementale des cultures conventionnelles. De là à généraliser le bio et les circuits courts, il y a loin de la coupe aux lèvres. Il faut encourager toutes les pratiques vertueuses. Le bio peut se diffuser par le biais des cantines scolaires et des collectivités. Nous devons être moteurs dans ce modèle et instaurer une politique agricole commune plus verte de façon à inciter les bonnes pratiques de production agricole, instaurer des rémunérations stables dans le temps et le verdissement de la fiscalité en matière agricole. C’est un débat à ouvrir avec la profession agricole elle-même. Il faut rétablir le dialogue qui est cassé entre organisations environnementales et monde agricole.

AE : L’arrivée du phénomène de ZAD complique l’aménagement du territoire. Comment concilier développement économique local avec le respect des milieux ?

BP : Les ZAD traduisent le constat qu’on ne peut pas passer en force, même s’il revient à l’Etat de faire respecter l’ordre. Le phénomène des ZAD nous invite à être plus exigeants sur la qualité de la concertation en amont. Les ZAD sont l’expression d’un échec des méthodes de prise de décision et l’expression d’une radicalisation dans notre société qui pose un problème d’ordre public. En tout état de cause, Notre-Dame-des-Landes va être un dossier compliqué à traiter.

Il est possible de concilier développement économique local avec le respect des milieux par la compensation, par la tarification de la perte de biodiversité, question qui n’est traitée par personne pour le moment. Les collectivités ont un rôle à jouer dans le sens de la proximité, elles ont un rôle de mise en œuvre de la politique nationale. A plusieurs conditions : qu’on indique vraiment quels sont les acteurs, qu’on donne des moyens et qu’on sanctionne si les mesures ne sont pas mises en œuvre. Les grandes régions, réelles collectivités compétentes, vont travailler avec les structures intercommunales.

AE : De quelle manière entendez-vous mettre en oeuvre une politique environnementale au sein de votre gouvernement ? Quel budget prévoyez-vous pour vos mesures et comment les financez-vous ?

BP : La progression de la fiscalité verte et le verdissement de la fiscalité sont les deux leviers majeurs qui permettent au bas mot de dégager 10 milliards d’euros d’ici 2030. La fiscalité énergétique rapporte déjà 38 milliards (Mds) d’euros mais seulement 8 ou 9 Mds repartent dans l’épure environnementale. Il s’agit d’augmenter le budget de l’environnement en fléchant une plus grande partie de ces recettes. Il s’agit aussi de simplifier les procédures, d’identifier les responsabilités des acteurs. Sur le plan européen, cela passera par un conseil européen informel pour refixer les objectifs environnementaux européens par le couple franco-allemand. Sur le renforcement du droit de l’environnement, je préfère imaginer une décentralisation des processus législatifs, des normes et des règles. Au final, il faut mieux responsabiliser tout le monde, soutenir les pays pauvres, renforcer le fonds vert pour le climat, renforcer l’aide au développement, il y a trop de prêts mais pas assez de dons.

Sur le périmètre du ministère de l’Environnement, François Fillon ne s’est pas exprimé sur le sujet, mais il y a deux possibilités : ou bien un très grand ministère qui coiffe transport, logement, énergie avec le risque d’en faire un Premier ministre bis, ou bien créer un ministère du long terme. Je pense qu’il revient au Premier ministre de piloter ces stratégies transversales.

Source : https://www.actu-environnement.com/ae/news/francois-fillon-republicains-presidentielle-agriculture-sante-concertation-energie-28793.php4

Propos recueillis par Agnès Sinaï, journaliste Rédactrice spécialisée

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