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18 Août
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Bertrand Pancher interrogé sur France Info concernant la nomination de Benjamin Smith, nouveau patron d’Air France

Rémunération, nationalité… Pourquoi la nomination du nouveau patron d’Air France provoque déjà des turbulences

Le 18 aout 2018 par France Info

Le Canadien Benjamin Smith a été nommé, hier, à la tête du groupe français. Ce qui provoque une nouvelle levée de boucliers dans une entreprise déjà marquée cette année par de nombreux mouvements sociaux.

Benjamin Smith, alors numéro deux d\'Air Canada, le 2 juin 2016 à Dublin (Irlande).
Benjamin Smith, alors numéro deux d’Air Canada, le 2 juin 2016 à Dublin (Irlande). (CLODAGH KILCOYNE / REUTERS)

Il est loin de faire l’unanimité. Le Canadien Benjamin Smith, ancien numéro deux d’Air Canada, a été nommé au poste de directeur général d’Air France-KLM par le conseil d’administration du groupe aéronautique, jeudi 16 août. Mais alors qu’Air France-KLM était privé de dirigeant depuis trois mois, l’arrivée du nouveau patron fait déjà grincer des dents, tant du côté des syndicats que de certains députés français. Voici ce qui lui est déjà reproché.

Sa rémunération est jugée trop élevée

Alors qu’Air France-KLM a connu un coûteux mouvement social en 2018 – 335 millions d’euros de pertes – et multiplié les plans de départs volontairesces dernières années, la rémunération de Benjamin Smith allait forcément être scrutée. Or elle pourrait bondir, atteignant un montant maximum de 4,25 millions d’euros par an s’il atteint ses objectifs, a indiqué une source proche du dossier citée par l’AFP. Dans tous les cas, la part fixe du nouveau patron devrait s’élever à 900 000 euros par an. À titre de comparaison, celle de son prédécesseur, Jean-Marc Janaillac, était de 600 000 euros en 2017, soit 30% de moins. Et ce dernier a touché 1,12 million d’euros en 2017, soit trois fois moins que ce qui pourrait être versé à Benjamin Smith.

Pour plusieurs députés, ce montant a du mal à passer. « Annoncer un salaire aussi important alors qu’une des problématiques d’Air France est justement le caractère trop important des salaires, c’est un très mauvais signal », estime le député Bertrand Pancher (UDI), interrogé par franceinfo. Et de souligner que la rémunération fixe de Guillaume Pepy, le patron de la SNCF, est deux fois inférieure, avec 450 000 euros par an. 

Le rôle de l’Etat, c’est de modérer ces courses aux rémunérations, à cet argent qui rend fou. Bertrand Pancher à franceinfo

« Il faut revenir sur ce salaire mirobolant », a également critiqué le porte-parole du PCF Olivier Dartigolles sur LCI. Du côté des syndicats, ça bloque aussi.« On triple le salaire du nouveau PDG alors que les salariés, qui demandent un rattrapage des salaires, gelés depuis six ans, ne sont pas entendus par la direction », a dénoncé sur franceinfo Vincent Salles, co-secrétaire général du syndicat CGT-Air France. Mais pour Aurélien Taché, député LREM du Val-d’Oise, si « le conseil d’administration a validé ce salaire, c’est qu’il pense certainement que la compétence et l’expérience de Benjamin Smith le justifie ». 

Il n’est pas français

C’est la première fois qu’un étranger est nommé à la tête d’Air France-KLM. Et cette décision ne passe pas auprès des syndicats. « Il est inconcevable que la compagnie Air France, française depuis 1933, tombe dans les mains d’un dirigeant étranger », peut-on lire dans un communiqué signé par neuf organisations syndicales du groupe.

Un argument repris par les élus souverainistes comme Nicolas Dupont-Aignan, qui a déploré cette nomination. Mais est-ce inhabituel ? De moins en moins : si 90% des PDG du CAC 40 sont français, certains fleurons de l’économie tricolore – et non des moindres – sont désormais dirigés par des patrons qui ont traversé les frontières : PSA est mené par un Portugais, Axa par un Allemand, tout comme Airbus, qui prouve ainsi que l’aéronautique, souvent désignée comme un secteur stratégique en raison de ses fortes externalités positives pour l’économie, n’échappe pas à la tendance.

Certains élus estiment donc que la nationalité canadienne de Benjamin Smith n’est pas un obstacle. « Le problème, c’est le coût, ce n’est pas le fait qu’on aille chercher un patron ailleurs », juge Bertrand Pancher. Même son de cloche du côté de la majorité : « C’est la compétence que je privilégie par rapport à la couleur du passeport », fait valoir le député Aurélien Taché.

Il est spécialisé dans le low cost

« On pense qu’il est là pour faire grossir les low cost au sein du groupe Air France au détriment de la maison-mère et mettre en place des accords au rabais qui vont dégrader les conditions de travail et les salaires », s’inquiète Vincent Salles sur franceinfo. Au sein d’Air Canada, Benjamin Smith était à l’origine de la nouvelle filiale à bas coûts du groupe, Air Canada Rouge, créée en 2013. Réputé pour être un fin négociateur, il a su faire accepter aux pilotes davantage de flexibilité entre Air Canada et Air Canada Rouge.

De quoi alarmer les syndicats, qui se battent depuis plusieurs années pour limiter le développement du low cost chez Air France. « Si on pense que les salariés sont prêts à être mal payés, à travailler à outrance à vie, sans rien dire, les directions se trompent », a avancé Vincent Salles. Une inquiétude avec laquelle Benjamin Smith va devoir composer, analyse le spécialiste Gérard Feldzer : « Il va falloir proposer des stratégies et les faire ensemble. Il faut que ce candidat ait beaucoup de qualités, beaucoup de charisme, de la créativité, il faut trouver des solutions innovantes pour rassurer le personnel. » 

Son management nord-américain inquiète les syndicats

Benjamin Smith est réputé pour privilégier les actionnaires, avance Le Parisien. « C’est un dirigeant dur, mais pas méchant. Mais je vous préviens, chez Air France, ça va détonner. Il sait faire de l’argent, pas du social »,estime un employé d’Air Canada interrogé par le quotidien. Peu habitué aux grèves de pilotes, il manque d’expérience du conflit social, même s’il a dirigé avec la direction des ressources humaines d’Air Canada les négociations collectives.

De plus, selon les syndicats d’Air France, la candidature de Benjamin Smith a été « poussée par un groupe industriel concurrent (Delta Airlines pour ne pas le citer) ». La compagnie américaine est entrée au capital du groupe français à l’automne dernier, à hauteur de 8,8%. En pratique, les syndicats craignent donc l’importation de méthodes de management nord-américaines. Et ce qu’avance Mehran Ebrahimi dans L’Obsne va pas les rassurer. Un cadre de Delta aurait confié à ce professeur spécialiste de l’aéronautique et fin connaisseur d’Air Canada « ne pas concevoir qu’une compagnie puisse fonctionner avec des gens qui font grève quand ils veulent ».

Il a été nommé en catimini

Sur la forme, le spécialiste de l’aéronautique Gérard Feldzer a dénoncé, sur franceinfo, une nomination dont « la transparence n’est pas vraiment exemplaire ». « Le faire un week-end du 15 août, par téléphone pour réunir le conseil d’administration, ça ne respire pas la transparence », a-t-il estimé.

C’est une occasion ratée aussi de mettre dans la boucle les personnels en les rassurant, en leur expliquant les critères de sélection. Gérard Feldzer à franceinfo

Les syndicats ont déjà annoncé une grève si le nouveau dirigeant n’était pas capable de renouer le dialogue avec eux. Et pour cause : à la CGT, on soupçonne que toutes les candidatures n’ont pas été étudiées de façon impartiale. « Certaines candidatures n’ont pas été au bout du processus de sélection », a affirmé Vincent Salles.

Lien de l’article : https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/greve-a-air-france/remuneration-nationalite-pourquoi-la-nomination-du-nouveau-patron-d-air-france-provoque-deja-des-turbulences_2900029.html

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16 Août
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Bertrand Pancher interviewé dans Le Parisien sur le salaire du nouveau patron Benjamin Smith

«Déplorable pour l’image d’Air France» : un député en colère contre le salaire du nouveau patron

16 août 2018 par Bérangère Lepetit

Bertrand Pancher, député (UDI) de la Meuse et spécialiste des Transports, va ouvrir à l’Assemblée nationale le débat sur la rémunération du nouveau patron d’Air France, Ben Smith.

Député UDI de la Meuse et spécialiste des transports, Bertrand Pancher, monte au créneau sur la question de la rémunération de Ben Smith, le nouveau patron d’Air France et met en cause la responsabilité de l’Etat. En tant que membre de la commission du développement durable et de l’énergie, ce spécialiste des transports compte ouvrir le débat sur le sujet à l’Assemblée nationale à la rentrée.

Que vous inspire la nomination intervenue jeudi de Ben Smith, ancien n° 2 de la compagnie Air Canada, au poste de directeur général d’Air France ?

BERTRAND PANCHER. Je ne doute pas de ses grandes qualités professionnelles. Prendre un patron étranger pour diriger une grande entreprise française, pourquoi pas ? Mais c’est la hauteur de sa rémunération que je trouve choquante. Si Air France doit se transformer en entreprise entièrement privée, il va falloir l’expliquer aux Français…

Que voulez-vous dire ?

L’Etat français est encore actionnaire d’Air France à hauteur de 14 %. Si la rémunération globale de ce monsieur Smith atteint 3,3 millions d’euros par an, soit une somme trois fois plus élevée que celle de son prédécesseur, c’est troublant. Cette somme représente un coût important pour un groupe qui peine à atteindre l’équilibre financier et qui n’accuse pas de résultats à la hauteur des autres compagnies étrangères.

On ne sauve pas une entreprise en augmentant le salaire de son patron ! Le coup du « patron magicien », personnellement, je n’y crois pas. Et puis arrêtons avec le culte de l’argent ! Le montant de ce salaire est déplorable pour l’image de la compagnie auprès de ses salariés et des Français en général.

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En tant que député, membre de la commission du développement durable à l’Assemblée, avez-vous votre mot à dire sur le montant de ce salaire ?

Je vais ouvrir le débat à l’Assemblée à la rentrée. Ma commission va auditionner monsieur Smith en septembre. Personnellement, je dirai que si ce salaire est annexé sur les résultats futurs de la compagnie, pourquoi pas. Mais si c’est un salaire fixe, c’est scandaleux ! Le gouvernement, qui a nécessairement été consulté sur ce sujet, va devoir fournir une explication de texte aux députés et aux sénateurs.

L’ancien patron d’Air France Jean-Marc Janaillac était brillant, il a failli réussir son pari et pourtant, il ne touchait pas un tel salaire astronomique. Guillaume Pepy, à la tête de la SNCF, affronte une grève depuis des mois et ne prétend pas, non plus, à de telles sommes. Allons aussi regarder du côté de La Poste, de la RATP… Air France cherchait un grand patron ? Très bien ! Mais il faut garder une forme de décence.

Lien de l’article : http://www.leparisien.fr/economie/deplorable-pour-l-image-d-air-france-un-depute-en-colere-contre-le-salaire-du-nouveau-patron-16-08-2018-7854897.php

 

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27 Juil
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La Lettre aux Meusiens n°113

LAM n113 version définitive

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25 Juil
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17 juillet 2018, réponse du Premier Ministre concernant la revalorisation des retraites agricoles

Monsieur Bertrand PANCHER était intervenu auprès de Monsieur Edouard PHILIPPE, Premier Ministre, à propos de la revalorisation des retraites agricoles.

Voici la réponse du Premier Ministre

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23 Juil
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Le point politique de la semaine du 23 juillet 2018

https://www.facebook.com/BertrandPancher5501/videos/898707997004069/

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18 Juil
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12 juillet 2018, intervention pour un arrêt en gare Meuse TGV

Lundi dernier, la SNCF a commercialisé par erreur des billets TGV à destination de Paris avec un départ de Meuse TGV à 8h47. 70 personnes ont bénéficié de ce trajet, ce qui démontre l’intérêt d’un arrêt à Meuse TGV à cet horaire. C’est pourquoi Bertrand PANCHER sollicite la SNCF afin qu’une nouvelle expérimentation soit menée sur plusieurs mois afin d’évaluer à nouveau la pertinence d’un arrêt en gare Meuse TGV à 8h47, à destination de Paris.

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16 Juil
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Le Point Politique de la semaine du 16 juillet 2018

https://www.facebook.com/BertrandPancher5501/videos/891847844356751/

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11 Juil
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Bertrand Pancher interroge Roger Genet, DG de l’ANSES, sur les inquiètudes des citoyens concernant les compteurs Linky

L’agence nationale de la santé et de l’environnement, l’ANSES, est une grande agence d’expertise totalement indépendante, en charge de conduire des études sur les principaux risques pour les consommateurs.

Le mercredi 11 juillet, à la Commission du Développement Durable de l’Assemblée Nationale ayant en charge les questions de santé et d’environnement, Bertrand Pancher interroge Roger Genet, le DG de l’ANSES sur la question des compteurs Linky. Son agence a publié un avis le 15 décembre dernier relatant la faible probabilité que ces compteurs engendrent des effets sanitaires significatifs à court ou moyen terme et soutenant qu’ils sont à l’origine d’expositions comparables à d’autres équipements ménagers comme une télévision, un chargeur d’ordinateur ou une table de cuisson à induction.

Cependant, cette même agence reconnaît l’existence de personnes dites « électrosensibles » souffrant de la présence d’ondes et ne supportant pas des expositions à proximité d’eux. Le député de la Meuse lui demande comment il réagit face au développement de grandes inquiétudes des concitoyens sur de tels sujets et quels sont les conseils qui peuvent être donnés à celles et ceux qui veulent obtenir des informations précises.

Voici la réponse de Roger Genet ci-dessous :

 

 

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11 Juil
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En Commission du Développement Durable, Bertrand Pancher dénonce devant Nicolas Hulot, Ministre d’Etat, Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire les lourdes taxes sur le foncier non bâti

Le Mardi 10 juillet, Bertrand Pancher interroge Nicolas Hulot, Ministre d’Etat, Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire sur la fiscalité écologique et le foncier non bâti en Commission du Développement Durable.

Selon le député de la Meuse, pour préserver la biodiversité, il faut redonner de la valeur au patrimoine naturel, c’est à dire au foncier non bâti (prairie, zone humide, champs, etc.) qui est pourtant lourdement taxé et pas rentable. Des arbitrages sont-ils possibles ?

Nicolas Hulot répond au député en indiquant que sur la fiscalité écologique, il y a tout à refaire. Elle ne doit pas être uniquement punitive : elle doit être incitative, dissuasive, et comportemantale. Sur le foncier agricole, il annonce des évolutions prochaines en phase avec Stéphane Travert, le Ministre de l’agriculture.

Question de Bertrand Pancher :

 

Réponse de Nicolas Hulot :

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10 Juil
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Le point politique de la semaine du 9 juillet 2018

https://www.facebook.com/BertrandPancher5501/videos/885567858318083/

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