Le billet de la semaine du 9 mars 2015

Pas de parachutes ni de gugus

Élections departementales : on veut des gens sérieux

Le 22 mars, soit dans moins de 15 jours, le 1er tour des élections departementales départagera les principaux candidats. Les Français déçus par une gauche qui n’a pas tenu ses promesses seraient prêts, pour une partie non négligeable d’entre eux, selon les sondages, à envoyer un nouvel avertissement au personnel politique en place, en votant Front National.

Avons-nous besoin d’élus du Front National : ou bien parachutés dans un grand nombre de cantons, ou bien au parcours douteux voire sulfureux comme on le relève dans trop d’autres ? Alors que le rôle d’entraînement des conseils départementaux dans les politiques locales est stratégique, comment penser offrir des responsabilités à ces gens là ?

Que l’on s’oppose sur la base de programmes et de projets différents, c’est le fondement même de la démocratie.

Que l’on ne soit pas d’accord avec la gauche au pouvoir, laquelle heureusement et enfin assume une politique sociale-democrate, cela s’entend lorsque l’on a été electeur de gauche et bercé si longtemps dans le mythe d’une redistribution sans fins…La gauche avait-elle d’autres alternatives que de faire enfin sa (trop lente) mue ?

Que l’on ne fasse pas encore totalement confiance à la future alliance Républicaine UDI-UMP pour conduire notre pays vers un nouveau développement, par des réformes audacieuses conduisant à de nouveaux comportements économiques, mais aussi sociaux et environnementaux se conçoit aisément pour un electorat de droite, frustré par l’insuffisance des mesures prises dans le passé. Mais avait-t-il conscience qu’il ne voulait pas non plus vraiment toucher à ses propres avantages ?

Que l’on vote pour un parti politique fermé sur lui même, cultivant l’exclusion, le repli sur soi et dont le programme est d’une stupidité sans nom, serait une sorte de négation même du bon sens. Nous ne savons pas où aller ? Alors sautons dans le néant…Est-ce raisonnable ? En période d’aussi grosses tempêtes, voulons-nous confier le gouvernail à des personnes que nous connaissons, en qui nous avons confiance, ou bien à des rigolos qui vont accélèrer le naufrage ?

Les 22 et 29 mars, mesurons la chance de vivre dans une vraie démocratie et choisissons des candidats, locaux, d’expérience, qui incarnent de vraies espérances. Et surtout pas de candidats FN qui auront tous la même profession de foi avec le même montage photo les représentant tous avec la fille Le Pen…

Bertrand Pancher

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