Le billet de la semaine du 6 Juillet 2015

Tout faire pour éviter la sortie de la Grece de la zone Euro

Le pari risqué d’Alexis Tsipras refusant d’entériner le nouveau d’austérité proposé par les dirigeants de la zone Euro, sans une consultation des Grecques eux-mêmes, vient d’être temporairement gagné par la victoire du « non » ce Dimanche. Il met dans l’embarras d’abord l’Allemagne qui avait fait de la poursuite des efforts son cheval de bataille, ainsi que les responsables des pays les plus endettés, lesquels avaient déjà consenti des décisions draconiennes. Ce référendum doit cependant être accépté comme tel par les pays membres de la zone Euro.

L’incertitude sur le sort de la Grèce se renforce. La date butoir du 20 Juillet, qui est celle du remboursement du prêt de 3,5 Milliards à la Banque Centrale Européenne approche, et l’on ne voit pas comment, sauf de nouveaux efforts de parts et d’autres, ce qui n’a pas réussi pourrait maintenant fonctionner. Les responsables des grands pays Européens qui se sont exprimés ont beau jeu de demander au gouvernement Grecque de faire de nouvelles propositions. Nous les attendons.

L’Allemagne qui ne prend pas suffisamment la mesure des enjeux stratégiques d’un départ de la Grèce de la zone Euro et qui est rivée sur son modèle d’équilibre des comptes publics, doit lâcher du lest et comprendre que dans une crise aux effets déflationnistes il faut choisir ses moindres maux. La relance par le biais de nouvelles dépenses ainsi que l’effacement d’une partie des crédits consentis aux pays fragiles  sont les solutions à retenir. Tout cela ne peut s’engager que sur la base de création de monnaie. Les risques de reprise de l’inflation sont possibles mais n’entraineront pas suites plus préjudiciables que celles de la sortie de la Grèce.

Dès lors  la France doit contribuer à cheminer sur la voie d’un accord plus équilibré. C’est ce que tente de faire le Président de la République à la tête d’un pays lequel malheureusement n’est pas le plus exemplaire pour donner des leçons .Nous devons cependant soutenir cette voie. Surtout, nous devons changer de logiciel et comprendre que la banque Européenne ainsi que les institutions de l’UE doivent piloter des politiques de croissance beaucoup plus actives. Il y a une invitation à se doter des bons instruments monétaires.

Bertrand Pancher

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