Le billet de la semaine du 4 juillet 2016

Rendez-vous à Bratislava

L’Union Européenne aura connu sa semaine la plus longue de son histoire après le referendum catastrophique au Royaume Uni.

Outre-manche d’abord. A peine des résultats connus et l’hystérie des vainqueurs : la gueule de bois. Des marchés qui deviennent comme aux pires heures de la crise de 2008, David Cameron qui annonce sa démission après la perte de son pari stupide, Boris Johnson le vainqueur refusant l’obstacle face à l’ampleur du désastre et pour couronner le tout la Première Ministre Ecossaise, Nicola Strugeon reçue comme un chef d’Etat à Bruxelles sur fond de sécession et de demande d’indépendance. Nous avions connu le Royaume Uni, nous allons découvrir le Royaume Désuni…

Chez les 27 ensuite. Les initiatives et déclaration se sont multipliées en ordre très dispersé. L’internationale socialiste avec une rencontre des ministres des affaires étrangères Franco-Allemands ouvert à un petit cercle a privilégié un renforcement institutionnel tandis qu’Angéla Merkel voulait se donner du temps. Les ex pays de l’Est ne sont pas restés inactif en affichant un soutien à l’Union sous réserve de ne rien bouger, puis l’ensemble des pays membre s’est retrouvé pour décider… qu’il fallait réfléchir ! On se retrouvera à Bratislava mi-Septembre.

Entre le séisme du Brexit et ses conséquences que personne ne maitrise, la prudence de la Chancelière qui hésite à prendre une initiative et un François Hollande assis sur un siège éjectable, tout est paralysé alors qu’il faudrait afficher une stratégie pour demain et expliquer ce que l’on voudrait faire ensemble.

Il est peut-être enfin tant que les Européens eux même se prennent en main et exigent de leurs dirigeants de l’audace.

Bertrand Pancher

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