Le billet de la semaine du 2 novembre 2015

Engagements très insuffisants.

La Convention des Nations Unies sur le changement climatique, en charge de superviser les engagements de la communauté internationale vient d’estimer que les engagements de réduction de Gaz à Effet de Serre (GES) des 146 pays sur les 195 que nous comptons sur terre entraineront une augmentation de température de près de 3° en fin de siècle.

Les négociateurs de la conférence internationale sur le réchauffement climatique ont encore un mois pour tenter d’aboutir à un accord plus satisfaisant.

Après les derniers pourparlers de Bohn il y a lieu de continuer à s’inquiéter. A défaut que ces accords soient juridiquement contraignant sur le plan international et que personne ne soit en capacité d’imposer à un Etat de s’engager dans des efforts plus importants, nous devons au plus vite imaginer des scénarios pour aller plus loin, faute de quoi la catastrophe annoncée, dont on commence à mesurer les 1ers effets et termes de dérèglement, se produira irrémédiablement.

Outre la nécessité pour la conférence de Paris d’accoucher d’une série d’engagements individuels les plus précis possibles, et le caractère indispensable de se mettre d’accord sur des rendez-vous réguliers, la question du financement du fond vert de 100 Milliards d’euros à l’échéance 2020 est centrale.

Afin, pour les pays émergeants de se passer du charbon et de se développer sans émission de gaz à effet de serre, il est nécessaire d’afficher des espèces « sonnantes et trébuchantes ».

Cependant malgré les promesses on ne voit rien venir. L’estimation récente de l’OCDE de la part des 100 milliards déjà affectés a été jugée comme une vaste escroquerie intellectuelle par tous les observateurs puisqu’il ne s’agit que de reconversions de crédits…

Il serait bon, surtout, d’observer les réflexions concernant la mise en place de système de régulations et de contrôle des émissions de CO2. Christine Lagarde au titre du FMI, consciente du drame annoncé vient d’ailleurs de réclamer un prix au carbone.

La Conférence de Paris ne sera qu’une étape, même si elle aboutit sur un accord, il ne sera pas suffisant . Nous n’en sommes qu’au début des solutions à mettre en place. Quelques soient les initiatives nous ne pourrons plus vivre et consommer de la même manière, et cela ne pourra pas être pire…

Bertrand Pancher

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