Le billet de la semaine du 18 juillet 2016

Nous pleurons nos morts et défendons la France

Avec le massacre de Nice, la nuit du 14 juillet, qui a coûté la vie de 84 personnes, la France se retrouve à terre, sonnée par autant d’injustice et d’horreur.

Par-delà des interrogations légitimes sur ce qui a pu conduire, à nouveau, à un tel drame, nous devons nous incliner devant les disparus, leurs familles… La période est d’abord au deuil.

235 victimes d’attentats depuis l’affaire Merah : Charlie, Montrouge, Le Bataclan, St Denis, Magnanville et maintenant Nice. La France paie un lourd tribu de son indépendance, de sa laïcité, et de son combat pour défendre la liberté et ses intérêts dans le monde. Infusion culturelle rugueuse, décolonisation à peine oubliée, assimilation d’une immigration imparfaite, crise économique marquée… aucunes catastrophes comme celles que nous venons de connaître n’aurait pu se produire si une idéologie pseudo-religieuse barbare ne s’était enracinée dans des pays corrompus et pauvres et n’avait entraînés les plus déstabilisés et fragiles de nos compatriotes vers le mal absolu ; alors que nous commémorions ce Dimanche le massacre des Juifs sur fond d’une autre idéologie folle, le parallèle est clair.

Les Français attendent des leaders d’opinion et d’information, de la retenue et de la lucidité. Ce 3ème deuil national n’est pas l’occasion de se re-consolider une stature présidentielle ou d’exister sur fond de surenchère sécuritaire que l’extrême droite se ridiculise à vouloir amplifier.

Nous aurions mis en rétention, et sans preuves, toutes les personnes fichées comme potentiellement dangereuses et aurions trahi notre histoire, nos valeurs et notre culture que nous n’aurions sans doute pas évité qu’un Mohamed Lahouaiej Boukled ,inconnu des services de police et qui aimait, paraît-il, la boisson et les filles, passe subitement à l’acte.

Plus que jamais nous devons nous défendre en défendant d’abord et avant tout les valeurs de notre République, plus que jamais nous devons nous engager en étant intransigeant sur ce qui fait que notre pays est et restera toujours libre. Bien entendu nous devons agir, mais en commençant par garder la tête froide, soudés derrière nos institutions et celles et ceux qui les protègent.

Il y aura des enseignements à tirer de cette tuerie, nous les tirerons. Il y a des idéologies à abattre, nous les abattrons mais aujourd’hui nous pleurons nos morts et défendons la France.

Bertrand Pancher

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