Le billet de la semaine du 13 février 2017

Un programme hallucinant.

Le programme du candidat de la droite et du centre, François Fillon, largement détaillé lors de la primaire a été sujet à débats et à controverses. Actuellement soumis à un toilettage, avec l’arrivée dans son équipe de parlementaires Juppéistes et centristes chevronnés, il devrait bientôt être complété afin que tous et toutes puissent voter en âme et conscience. S’il gagnera à être amendé afin d’être davantage équilibré au plan économique, et si les versions définitives et officieuses sont de bonnes tenues, notamment la partie environnementale que j’ai personnellement supervisée, les programmes des autres principaux candidats commencent (seulement…) à être dévoilés.

Le projet de Benoit Hamon est maintenant connu ; certaines propositions sont de bon sens mais il manque totalement de réalisme au plan économique avec le dogme de la réduction du temps de travail en ligne de mire. Quant au programme d’Emmanuel Macron s’il n’est pas encore dévoilé globalement, sa coordination par Jean Pisani-Ferry, ancien commissaire à la stratégie et à la prospective de notre pays est de nature à nous rassurer quelque peu.

A l’extrême droite, le projet économique de Marine Le Pen qui vient d’être dévoilé est hallucinant : le cout énorme de la sortie de l’Euro n’est pas évoqué. La question des conditions de financement de notre énorme dette par une monnaie nationale dévaluée, la ruine des épargnants et l’augmentation des prix des produits importés d’Allemagne, notre 1er partenaire économique, ou de Chine, ne seront que quelques-unes des conséquences folles de cette initiative. Les agences de notation de notre dette ont eu beau faire remarquer que personne ne prêtera plus à la France sauf à un taux très élevé renchérissant d’autant la dette, rien n’y fait. D’autres propositions encore plus saugrenues sont dévoilées : taxer les travailleurs étrangers, y compris Européens… en oubliant tous les Français qui travaillent en Europe et notamment les 350 000 transfrontaliers, baisser la retraite à 60 ans mais augmenter les pensions… bonjour la démagogie. Face à un empilement de promesses catastrophiques, le parti touché par une rafale de scandales politico-financier, affiche pouvoir dégager 60 milliards de recettes par la simplification administrative et la lutte contre les fraudes. On éclate de rire !

Bertrand Pancher

Commentaires

    Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs marqués d'un * sont obligatoires.