Le Billet de la semaine du 31 octobre 2016.

Faites le commerce pas la guerre.

Le Canada et l’UE viennent de signer un accord historique visant à supprimer 99% des droits de douane et développer ainsi nos échanges commerciaux.

Le parlement de Wallonie qui s’était opposé à cet accord est finalement rentré dans le rang après avoir reçu des assurances sur la question complexe du règlement des conflits entre les entreprises et les états. L’UE a heureusement réussit à se sortir de ce faux pas qui risquait d’entacher sa capacité à mener à bien ce type d’accords. Il faudra tirer des enseignements de ce cafouillage : laisser la commission gérer les négociations et ne pas vouloir réintroduire en permanence les parlements nationaux dans les tractations ; que ceux qui rêvent d’un retour d’une Europe des Etats ouvrent grand leurs oreilles…

Alors que toute la construction Européenne est fondée sur les échanges commerciaux, il est bon de rappeler les enjeux. Les pères de l’Europe voulurent à la sortie du conflit sanglant de la 2nde guerre mondiale et inscrire durablement la paix en favorisant les échanges marchant entre les anciens belligérants. Faisant le constat que la montée du fascisme et des nationalismes trouvaient leurs fondements dans les crises économiques violentes de l’entre-deux guerres, ils imaginèrent des traités de libres échanges en commençant par l’acier et le charbon, matières 1eres considérées comme stratégiques pour les intérêts des puissances de l’époque.

La libéralisation des échanges ne doit cependant pas signifier que tout est accepté. Les normes environnementales et sanitaires resteront du ressort du Canada et de l’UE mais beaucoup d’ONG craignent encore que les multinationales remettent en question les lois. La création d’un tribunal plus indépendant pour gérer les conflits semble de nature à répondre à des inquiétudes de bon sens.

En visant une augmentation de 25% des échanges commerciaux cet accord est utile. Il conviendra d’observer sa mise en place (même si la route est encore longue car la ratification des parlements nationaux est indispensable) et surtout être tares vigilant sur son application. A ceux qui s’opposent à la généralisation des échangés, qu’ils se remémorent l’origine de nos violents conflits.

Bertrand Pancher

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